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Recruter les meilleurs ? Non merci

Recruter les meilleurs, c’est un leitmotiv pour certains managers. Recruter les meilleurs donc, dans un monde où il y a des bons et des mauvais, des écoles de rang A et des jeunes diplômés de rang Z semble être une mission emblématique de la communication des ressources Humaines. 

 

Et pourtant.

 

Les journées Oracle Community réunissent 10 sociétés de conseil dans le cadre d’un événement de recrutement commun. Ces 10 sociétés sont mises en face des mêmes candidats pour recruter leurs futurs consultants Oracle.

Le risque d’une telle initiative : voir ces entreprises se battre pour les « meilleurs » et décevoir celles qui repartiront sans. Et pourtant… non. A l’issue des entretiens, force est de constater qu’elles n’ont pas la même définition du « meilleur ». Parce qu’ici on choisira l’esprit d’initiative avant telle formation, indispensable là-bas. Et parce que les affinités, les valeurs, la manière de penser un métier, à technologie égale, varient d’une entreprise à une autre. Moralité : des sociétés qui exercent le même métier et qui ont les mêmes critères de sélection, ne recrutent pas les mêmes candidats.

 

Cet exercice en situation a le mérite de rappeler que recruter les meilleurs, dans l’absolu, ça n’a pas de sens. En revanche, recruter ceux qui correspondent le mieux à une entreprise, à son système de valeur, à sa manière d’envisager le métier, aux possibilités qu’elle offre, oui. On ne dira jamais assez que la communication de recrutement ne parle pas à tous mais à chacun et que les raisons qui poussent candidats et entreprises à s’associer sont plus complexes que celles qui poussent un consommateur à choisir un yaourt au rayon frais. 

 

E. Guillet, Employer Brand Consultant, TMPNEO

posté @ vendredi 20 juin 2008 12:00 par TMPneo

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Commentaire(s)
Pour les meilleurs, nous sommes tous d'accord : chacun le sien !
Mais pourquoi s'en prendre une fois de plus au yaourt ?
Pourquoi cette agression systématique et injuste contre l'un des fleurons de notre belle industrie agroalimentaire et le symbole de notre enfance ? Pourquoi stigmatiser le consommateur, qui lui aussi doit faire face à un choix cornélien : nature ou aux fruits ? Bio ou enrichi en vitamines B 12 ? À l'huile de bourrache, idéal pour la peau ou au bifidus actif, souverain pour faciliter le transit ? 0% de matière grasse ou crémeux ? Lait de vache ou de brebis ? Liquide ou velouté ? Issu du commerce équitable ou fruit de laiterie industrielle ? À l’unité, en pot de verre recyclable, ou par paquet de 12, économique ?
Et puis : yaourt ou yoghourt ?
Bon j'arrête, mais je vous assure qu'il y a là-dedans de la décision économique, de la responsabilité citoyenne et une grande dose d'affectif qui font "du choix du yaourt au rayon frais" l’un des actes les plus engageants de notre vie quotidienne !
Quand on a résolu cette terrible équation… en général, on s'y tient !

Pour ma part, j'en connais qui se posent moins de questions avant de changer de job !
Fabrice Fournier, ORC

Xposté @ mercredi 2 juillet 2008 12:57 par orc


Les deux identités ne sont pas déconnectées (RH et Produits). Oracle ne crie-t-il pas dans tous les aéroports du Monde qu'il est N°1 en CRM. Est-ce un discours uniquement pour ses prospects, ses actionnaires ou ses futurs employés?

Quand à Danone, être le champion du yaourt qui apporte la santé doit avoir une influence importante sur le choix d'un candidat.
D'autre part, on ne choisit pas toujours le meilleur yaourt. On choisit celui qui convient le mieux à son envie du moment et qui convient le mieux à ses propres attentes, rationnelles ou non. Un chocolat pour le plaisir pur et le partage , ou un bio pour la santé et le bien-être ou un yaourt au soja (est-ce bien le meilleur?).
Finalement vouloir a priori choisir toujours le meilleur candidat est moins sophistiqué que le choix d'un yaourt.

Xposté @ mercredi 2 juillet 2008 13:27 par acce


"Quand à Danone, être le champion du yaourt qui apporte la santé doit avoir une influence importante sur le choix d'un candidat."

Moui, peut-être.

Est-ce qu'un candidat est plus sensible à la vocation (la santé par le yahourt donc :) qu'au salaire qu'elle propose, qu'au contenu des missions, qu'à la localisation du poste.... La question mérite d'être posée.

Et la réponse appartient sans doute à ceux qui ont fait le choix de rejoindre Danone.

Espérons simplement que leurs critères de choix étaient les bons : un mauvais choix professionnel, c'est souvent moins digeste qu'un yahourt à la fraise.

Et ça coûte cher à tout le monde, entreprises comme candidats.

Xposté @ mercredi 2 juillet 2008 16:29 par TMPneo


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